Les plumes de l’année 12


Les plumes de l’année 12

Les plumes de l’année se déroulent chez Asphodèle.

Les mots imposés en L :
Lumière – Liberté – Lutter – Lamentable – Larmoiement – Loup – Lardons – Lune – Lanterne – Lointain(e) – Lupanar – Loustic – Légèreté – Loufoque – Luciole – Lutin.

Le lutin Farfelu

La lanterne déployait sa lumière telle une luciole qui suivait la cadence du pas du lutin Farfelu. Ce lutin un peu loufoque ne pratiquait pas les tours pendables que ses congénères s’évertuaient à appliquer à tout être passant sous la lune Lointaine. Doté d’un caractère amène, Farfelu regrettait l’attitude lamentable de ses frères. Certains s’amusaient à se déguiser en loups Loustics et à courir en liberté dans la lande brumeuse, où leurs hurlements se perdaient en larmoiements emprunts de nostalgie. Le côté malicieux de Farfelu l’amenait parfois au contact d’humaines peu vertueuses dans des lupanars où la légèreté de leurs tenues enflammait son imagination. Il lui fallait alors lutter pour ne pas se transformer en homme de manière définitive. Lorsqu’il revenait de ses virées nocturnes, il s’attablait devant un repas empli de victuailles allant de simples lardons à des coqs en pâtes. La panse pleine, Farfelu décida de se mettre au lit afin de rêver des belles de jour.

Le bal masqué du nouvel an


Le bal masqué du nouvel an

Ce matin, la souris Rose était toute excitée, elle n’avait que le temps de se préparer pour la soirée qu’organisait le lézard du Midi.
Grâce aux profits de son magasin, il s’était offert un petit manoir très bien exposé au soleil
. Pour une fois, il allait organiser un gigantesque bal masqué. Les jardins seraient parés de fleurs d’hiver et de Lueurs Fugaces, démonstration de ses toutes dernières acquisitions.

La souris hésitait encore entre deux costumes. Elle n’était pas certaine de supporter les soieries d’une robe longue qui entraveraient ses mouvements lors des farandoles prévues. Quant aux talons hauts, ils étaient exclus dans le parc où la boue les abîmerait. Elle attendait avec impatience Ramoli qui voulait lui montrer son déguisement.

Le soir était vite arrivé et tout le monde se tenait devant la volumineuse grille d’entrée. Les chuchotements cessèrent lorsque le majordome du lézard leur ouvrit. Dans le chuintement des riches parures, tous pénétrèrent dans le nouveau domaine de leur ami. De chaque côté de l’allée menant à l’auguste demeure, les Lueurs clignotaient dans des pots de cristal transparent, leur indiquant la voie à suivre. Les couleurs qu’émettaient ces Lueurs égayaient leur parcours et dévoilaient légèrement les fleurs d’hiver empotées juste derrière. Tout illuminé, le manoir s’offrit à leurs yeux au détour d’un énorme bosquet.
En Maître des lieux accompli, le lézard affichait une mise royale et sa couronne de bon aloi.

Sous un auvent, un orchestre entama une valse et la soirée débuta.

Très bonne Année à tous !

Le conte de Noël de la souris Rose


Le conte de Noël de la souris Rose

La souris Rose avait du mal à dormir ces derniers temps, avec ce qu’elle venait de vivre à Convoitise.

Mais ce soir, elle songeait au cadeau que lui avait fait le lézard du Midi. Il lui avait apporté en avance ses étrennes et l’avait aidée à fixer sur l’arbre les magnifiques étoiles de cristal, ainsi que les améthystes. Les astres s’orientaient obligeamment afin de mieux scintiller et les améthystes, dont le cœur pulsait régulièrement, émettaient des lueurs mouvantes. Les guirlandes d’argent qui cernaient le sapin étaient si fines que leur parure semblait faire partie de l’arbre. Le sourire qui dessinait les lèvres de la souris Rose, s’estompa lorsque son sommeil s’approfondit.
Sur ses genoux, la rose dans son bocal observait sa maîtresse qui venait de s’assoupir. A quoi rêvait-elle ?

Le sourire qui dessinait les lèvres de la souris Rose s’estompa lorsque son sommeil s’approfondit.
Elle se retrouva flottant dans un nuage rose, jusqu’à un jardin merveilleux où poussaient toutes sortes de fleurs odorantes.

De subtils flocons de neige rose se déposaient sans bruit sur le sol de gazon tendre. Des lutins affairés butinaient les cœurs jaunes vifs et déposaient leur trésor sur un tapis de soie pourpre, disposé sur une longue table d’ébène. Les petits êtres vêtus de satin bleu et d’un chapeau blanc, volaient d’une violette à l’autre ou d’un arbuste à un bosquet fleuri. Autour de minuscules pots, des fées s’activaient afin d’harmoniser les arômes de l’onctueux nectar. Puis, lorsqu’un pot était rempli, l’une des fées l’emportait à tire d’aile vers la maison des Charmes, où des mages l’enchanteraient. Le miel magique ainsi obtenu serait convoyé à dos de dragon uniquement, sinon il serait gâté, vers le royaume des fées. La maison des Charmes était un endroit où seul les mages et les sages pouvaient entrer. Pourtant, la souris Rose réussit à s’y faufiler.
Elle découvrit un immense hall d’entrée, au nombre incalculable de portes. Ne sachant laquelle choisir, elle s’engouffra à la suite d’un mage pressé qui ne la remarqua pas. Puis, elle émergea d’un long couloir et se retrouva dans une petite pièce, où des bonbons multicolores en sustentions dans un gros bocal, attirèrent son regard.

Mais ce qui accapara son attention, ce furent les énormes rubis aux lueurs frémissantes, qui tintaient légèrement. Elle s’en approcha discrètement et s’empara d’une dizaine d’entre eux. Ils représenteraient un somptueux présent pour le lézard du Midi qui trouverait sans nul doute le moyen de s’en procurer d’autres. Dans son empressement, elle en fit tomber un qui résonna dans toute la maison. Elle se recroquevilla sous une petite table et attendit. Lorsque le chant du rubis cessa, une cohorte de mages fit irruption dans la salle, où ils constatèrent le larcin. Sans voir la souris Rose, un des mages ramassa le rubis et le replaça sur la soie douce, où il se lova voluptueusement.
– « Il en manque dix ! »
– « Trouvons l’intrus, il n’aura pas eu le temps de s’éloigner. »
– « Je vais chercher le flaire-tout. Commencez à fouiller. »
Sous sa table, la souris n’en menait pas large et frissonnait d’angoisse. Mais ce qu’elle ignorait, c’est que l’on ne la faisait pas à des magiciens et qu’ ils savaient parfaitement où elle se terrait. S’ils permettaient de temps en temps à quelqu’un de chaparder un de leurs trésors, c’était en connaissance de cause. Les précieux objets que rapportaient chez eux les voleurs se vendaient si bien qu’ils viendraient rapidement en réclamer d’autres, alors les mages les leur vendraient au prix fort.C’était une manière comme une autre de se faire un peu de publicité, tout en préservant leurs secrets.
Au bout d’interminables minutes, la souris Rose risqua un œil hors de la pièce et s’enfuit avec son butin. S’en remettant à sa chance insolente, elle rejoignit la porte bleue qui la ramènerait en sécurité à Midland.

En rêve, la souris revit le miroitement des rubis et sourit à nouveau.
La souris Rose entendit un bruit et souleva une paupière. Elle aperçut une ombre rose se faufiler dans sa cheminée. Elle se précipita et vit son feu reprendre joyeusement ses grésillements. Elle regarda alors sous le sapin, de nouveaux paquets occupaient tout un côté de l’arbre.
Sur le toit, le Père-Noël râlait contre la Mère-Noël parce qu’elle avait passé son costume au lave-linge, plutôt que de le laver à la main et il avait déteint. Non mais, si quelqu’un le voyait !
La souris Rose se précipita vers la fenêtre, mais avec la neige qui tombait, impossible de voir quoi que ce soit. Elle reposa sa rose sur le guéridon, puis ferma ses volets. Elle n’avait plus qu’à attendre le lendemain pour la fête.
Le repas était prêt et les odeurs des plats enrobaient l’atmosphère de parfums enivrants. Ses invités arrivèrent enfin et ils purent commencer à festoyer.

Après un repas fort chargé, tous digéraient en attendant minuit et l’ouverture d’un de leurs cadeaux. Paraffine était vautré dans un ample fauteuil près de la cheminée, à proximité le lézard se pelotonnait dans une couverture moelleuse, une tasse de chocolat brûlante serrée dans les mains. La puce suçait son pouce sur l’énorme épaule du colosse, lui même assis sur un épais tas de coussins. Pompelune et son apprenti discutaient de leur prochaine lune sur le canapé rembourré du salon. La souris Rose apporta les cafés sur un joli plateau d’argent, qu’elle posa sur la table basse quand Minuit sonna. Tous se précipitèrent dans une joyeuse bousculade vers les paquets, si bien qu’ils dérangèrent les décorations accrochées au sapin. Les éclats de rire ponctuaient les exclamations enthousiastes à chaque trésor dévoilé. Puis, épuisés par toutes ces émotions, ils se rendirent tranquillement dans les chambres d’amis qu’avait préparé pour eux la souris Rose. Ils allaient pouvoir rêver des présents qu’ils découvriraient au matin.

Le conte de Noël de la souris Rose 4


Le conte de Noël de la souris Rose 4

En rêve, la souris revit le miroitement des rubis et sourit à nouveau.
La souris Rose entendit un bruit et souleva une paupière. Elle aperçut une ombre rose se faufiler dans sa cheminée. Elle se précipita et vit son feu reprendre joyeusement ses grésillements. Elle regarda alors sous le sapin,
de nouveaux paquets occupaient tout un côté de l’arbre.
Sur le toit, le Père-Noël râlait contre la Mère-Noël parce qu’elle avait passé son costume au lave-linge, plutôt que de le laver à la main et il avait déteint. Non mais, si quelqu’un le voyait !

La souris Rose se précipita vers la fenêtre, mais avec la neige qui tombait, impossible de voir quoi que ce soit. Elle reposa sa rose sur le guéridon, puis ferma ses volets. Elle n’avait plus qu’à attendre le lendemain pour la fête.
Le repas était prêt et les odeurs des plats enrobaient l’atmosphère de parfums enivrants. Ses invités arrivèrent enfin et ils purent commencer à festoyer.

Après un repas fort chargé, tous digéraient en attendant minuit et l’ouverture d’un de leurs cadeaux. Paraffine était vautré dans un ample fauteuil près de la cheminée, à proximité le lézard se pelotonnait dans une couverture moelleuse, une tasse de chocolat brûlante serrée dans les mains. La puce suçait son pouce sur l’énorme épaule du colosse, lui même assis sur un épais tas de coussins. Pompelune et son apprenti discutaient de leur prochaine lune sur le canapé rembourré du salon. La souris Rose apporta les cafés sur un joli plateau d’argent, qu’elle posa sur la table basse quand Minuit sonna. Tous se précipitèrent dans une joyeuse bousculade vers les paquets, si bien qu’ils dérangèrent les décorations accrochées au sapin. Les éclats de rire ponctuaient les exclamations enthousiastes à chaque trésor dévoilé. Puis, épuisés par toutes ces émotions, ils se rendirent tranquillement dans les chambres d’amis qu’avait préparé pour eux la souris Rose. Ils allaient pouvoir rêver des présents qu’ils découvriraient au matin.


Les plumes de l’année 11


Les plumes de l’année 11

Les plumes de l’année se déroulent chez Asphodèle.

Les mots imposés en K :
– kyrielle – képi – kaolin – kaki – koala – kangourou – kilomètre – krill – kamikaze – kiwi – khôl – kimono –

Un peu d’exotisme avant les fêtes

Je vais vous faire voyager, en imagination, bien sûr. Que diriez-vous de visiter un coin reculé de notre belle planète ? pourquoi pas l’Asie ?

Je commencerai par un rapide clin d’œil à nos amis australiens, sur la tête desquels nous marchons sans nous en soucier. Je visualise les immenses plaines désertiques et je survole la grande barrière de corail. Puis je m’oriente vers le Parc national de Ku-ring-gai Chase en Nouvelle Galle du Sud, où s’ébattent des koalas et des kangourous, sous la surveillance d’une kyrielle de képis, afin de protéger la biodiversité. Et le kiwi me direz-vous, lui n’a rien à voir ici, son habitat est basé en Nouvelle Zélande, plus précisément dans la Bay of Plenty au nord-est de l’île, mais c’est aussi un animal en voie de disparition. C’est pourquoi je le mentionne également, je n’oublie pas non plus le fameux diable de Tasmanie qui vit sur l’île du même nom.

Ce qui, je le sais, est sans rapport avec notre sujet du jour, qui est sensé se dérouler à plusieurs centaines de kilomètres de là, au Japon. Oui, parfaitement, le pays des geishas et des kakis, où les typhons s’abattent tels des kamikazes plongeant sur les côtes. C’est un ensembles d’îles plus ou moins importantes, dont la capitale Tokyo ploie sous les tremblements de terre. Ne croyez pas que les geishas utilisent du kaolin pour leur étonnant maquillage, il est en fait à base de poudre de riz. Leur délicatesse de fleur est habillée d’un kimono qui varie selon la saison. Leurs sourcils et leurs yeux sont tracés à l’aide d’un bâtonnet de charbon, ou de khôl. Ce qui n’est pas sans rappeler que les japonais continuent à chasser les baleines. Baleines qui se nourrissent exclusivement de krill et qui ne sont absolument pas dangereuses comme pourrait nous le faire croire Achab qui n’a pas su apprécié leur fabuleux chant. Mais ce qui est marquant, c’est le style de vie des japonais, ils sont partagés entre leurs traditions ancestrales et les technologies modernes. Voilà, c’était un peu d’évasion qui, je l’espère, vous aura fait rêver.

Le conte de Noël de la souris Rose 3


Le conte de Noël de la souris Rose 3

Elle découvrit un immense hall d’entrée, au nombre incalculable de portes. Ne sachant laquelle choisir, elle s’engouffra à la suite d’un mage pressé qui ne la remarqua pas. Puis, elle émergea d’un long couloir et se retrouva dans une petite pièce, où des bonbons multicolores en sustentions dans un gros bocal, attirèrent son regard.

Mais ce qui accapara son attention, ce furent les énormes rubis aux lueurs frémissantes, qui tintaient légèrement. Elle s’en approcha discrètement et s’empara d’une dizaine d’entre eux. Ils représenteraient un somptueux présent pour le lézard du Midi qui trouverait sans nul doute le moyen de s’en procurer d’autres. Dans son empressement, elle en fit tomber un qui résonna dans toute la maison. Elle se recroquevilla sous une petite table et attendit. Lorsque le chant du rubis cessa, une cohorte de mages fit irruption dans la salle, où ils constatèrent le larcin. Sans voir la souris Rose, un des mages ramassa le rubis et le replaça sur la soie douce, où il se lova voluptueusement.
– « Il en manque dix ! »
– « Trouvons l’intrus, il n’aura pas eu le temps de s’éloigner. »
– « Je vais chercher le flaire-tout. Commencez à fouiller. »

Sous sa table, la souris n’en menait pas large et frissonnait d’angoisse. Mais ce qu’elle ignorait, c’est que l’on ne la faisait pas à des magiciens et qu’ ils savaient parfaitement où elle se terrait. S’ils permettaient de temps en temps à quelqu’un de chaparder un de leurs trésors, c’était en connaissance de cause. Les précieux objets que rapportaient chez eux les voleurs se vendaient si bien qu’ils
viendraient rapidement en réclamer d’autres, alors les mages les leur vendraient au prix fort.C’était une manière comme une autre de se faire un peu de publicité, tout en préservant leurs secrets.

Au bout d’interminables minutes, la souris Rose risqua un œil hors de la pièce et s’enfuit avec son butin. S’en remettant à sa chance insolente, elle rejoignit la porte bleue qui la ramènerait en sécurité à Midland.

Des mots une histoire 50


Des mots une histoire 50

Des mots une histoire
Sur le thème de mots imposés d’Olivia Billington, création d’une histoire d’après des mots imposé.
Les mots imposés pour l’édition 50 de
Des mots, une histoire sont :
mécréant – certificat – douche – bises – givré – gluten – adresse – rafale – tendresse – excuse – bruire – catastrophe – autarcie – perce – vaporeux – rugby – découverte – ivresse – possible – carte – intimité – espiègle – pile – prière – page – licorne – aphrodisiaque

Espièglerie vaporeuse

En cette fin d’année, je vais vous raconter une drôle d’histoire qui s’est déroulée dans un étrange pays. Là bas, pas de gluten, rien que du naturel, ni de rugby n’en déplaise aux amateurs. C’est un petit hameau isolé de tout, vivant en autarcie. Il y a fort peu de temps que cette région a été découverte et les légendes qui s’y rattachent parlent de licornes et autres créatures de légende. Toutefois, les mécréants s’y perdraient et seraient emportés par des rafales espiègles et toutes les excuses ou toutes les prières du monde ne sauraient les sauver. L’ivresse les emporterait et ils seraient perdus à tout jamais.

En revanche, pour ceux dont la carte indique l’adresse précise de ce lieu enchanteur, il se peut qu’ils aboutissent pile à l’endroit recherché. Parfois, il est juste nécessaire de fermer les yeux et de penser très fort à ce lieu, pour en sentir la présence. La bise givrée qui entoure ce havre de paix est la première chose que l’on perçoit, puis vient le sentiment d’une douche de tendresse et l’on sait que l’on a atteint l’intimité du village. Entendre bruire les feuillages glacés, plonge l’innocent dans de vaporeux moments d’insouciance, que seuls percent les habitants du bourg. La vie se maintient hors du temps et la bonhomie fait loi, ce qui éloigne tout rabat-joie potentiel. Les possibles existent en ce lieu, où nulle catastrophe ne peut pénétrer. Tel un aphrodisiaque, cet environnement flotte autour des hôtes qui, envahis d’extase, n’oublieront jamais. Pourtant, à la fin du séjour, il leur faudra tourner la page, mais ils repartiront avec des étoiles plein les yeux et un certificat dument signé de l’auguste bourgmestre du hameau mystérieux.

Le conte de Noël de la souris Rose 2


Le conte de Noël de la souris Rose 2

Le sourire qui dessinait les lèvres de la souris Rose s’estompa lorsque son sommeil s’approfondit.
Elle se retrouva flottant dans un nuage rose, jusqu’à un jardin merveilleux où poussaient toutes sortes de fleurs odorantes.

De subtils flocons de neige rose se déposaient sans bruit sur le sol de gazon tendre. Des lutins affairés butinaient les cœurs jaunes vifs et déposaient leur trésor sur un tapis de soie pourpre, disposé sur une longue table d’ébène. Les petits êtres vêtus de satin bleu et d’un chapeau blanc, volaient d’une violette à l’autre ou d’un arbuste à un bosquet fleuri. Autour de minuscules pots, des fées s’activaient afin d’harmoniser les arômes de l’onctueux nectar. Puis, lorsqu’un pot était rempli, l’une des fées l’emportait à tire d’aile vers la maison des Charmes, où des mages l’enchanteraient. Le miel magique ainsi obtenu serait convoyé à dos de dragon uniquement, sinon il serait gâté, vers le royaume des fées. La maison des Charmes était un endroit où seul les mages et les sages pouvaient entrer. Pourtant, la souris Rose réussit à s’y faufiler.

Des mots une histoire 49


Des mots une histoire 49

Des mots une histoire
Sur le thème de mots imposés d’Olivia Billington, création d’une histoire d’après des mots imposé.

Les mots imposés pour l’édition 49 du jeu Des mots, une histoire sont :

tulipe – éléphant – calendrier – hiberner – panser – cachemire – romantique – réceptacle – malmener – féerie – sapin – possession – voyage – fondre – larme – esclavagisme – éphémère – lumineux – relèvement – santon – silence – chanter – frimas – métro

Dans le métro

Sur une grande affiche publicitaire au décor romantique, un éléphant invitait au voyage. Mais que faisaient ces tulipes en bas du tableau ? Et ce paysage ressemblait davantage au Cachemire qu’à l’Afrique. Malmené par des publicitaires fous, mon imaginaire plongea soudain dans le silence. Le réceptacle de ma féerie se mit à hiberner. Il me fallait le panser afin que les santons prisonniers de ce frimas fassent fondre mes sombres larmes.

Sur le quai du métro, j’entendis chanter. La voix prenait possession de mon âme et je m’éveillai à cette lumineuse mélodie. La joie éphémère qui m’habitait, me ramena au présent et à l’esclavagisme du calendrier. Je devais aller chercher mon sapin pour les fêtes de fin d’année. C’est pour cette raison que je me trouvais parmi cette foule bigarrée. Je m’y nourrissais de cette diversité qui portait le relèvement de notre culture.

L’étiquette du Lézard du Midi 2


J’ai pris un cliché du lézard tandis qu’il ne s’y attendait pas.

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