Facéties saison 2 ( 4 )


Facéties saison 2

épisode 4

Ce matin, je retrouve le rat de Mauritanie qui rattrape la souris Rose alors qu’elle atteignait une maison basse aux tuiles rouges. Des volets mauves dévoilaient leurs fenêtres ovales, prouvant la présence d’un occupant, même si l’endroit paraissait désert.

Un heurtoir doré émit un son qui résonna légèrement lorsque la main délicate l’activa doucement. Personne n’ouvrit.
Le rat fit le tour du propriétaire et remarqua que derrière la demeure, un étroit sentier descendait dans un potager, puis s’enfilait dans un verger. Du regard, Ramoli suivit le chemin qui s’en échappait mais ne vit pas âme qui vive. Sans doute, l’habitant du lieu était-il parti pêcher. Comme ils avaient apporté de quoi manger et s’offrirent un pique-nique à l’ombre d’un auguste pommier. Leur dessert leur tomba dans les mains et ils ne se firent pas prier pour déguster les fruits juteux.
L’après-midi touchait à sa fin lorsque, vêtu de couleurs vives, apparut un étrange petit être. Il les salua et les invita à entrer chez lui.

Des mots une histoire 53


Des mots une histoire 53

Des mots une histoire
Sur le thème de mots imposés d’Olivia Billington, création d’une histoire d’après des mots imposé.

Les mots récoltés pour l’édition 53 de Des mots, une histoire sont : pamplemousse – bonheur – insomnie – feu – artifice – mensonge – niais – pelouse – tarification – irremplaçable – vamp – tourbillon – pierre – choux – abside – mousse – chœur – douceur – désir – marmelade – trousser – perroquet – carrefour – bouquet – bas – lumière – désespoir – astragale – hologramme

Retour au voyage immobile

Lors de notre dernier arrêt dans la ville imaginaire, nous l’avions retrouvée toute inondée. Imaginez le chœur de la cathédrale obligé de trousser ses jupes jusqu’à son abside afin d’éviter de prendre trop d’eau. Ses astragales murés dans le désespoir, craignaient de voir la mousse s’agglutiner dans leurs replis. Je crois me souvenir également que les trains voguaient et que les véhicules étaient métamorphosés en pierres. La lumière du petit matin nous avait révélé la marmelade dans laquelle se retrouvaient les habitants, qui ne reconnaissaient plus leur cité. Lors de la décrue, des tourbillons manquèrent d’emporter un groupe de personnes qui s’étaient lancés dans la quête du bonheur. Reflété sur la surface lisse des buildings, l’artifice des feux de signalisation masquait les vamps qui habillaient les vitrines des magasins. Tels de joyeux hologrammes, des rafales de vent s’exprimaient en arabesques sur les eaux agitées. Un bouquet de gondoles surgit à l’angle d’un carrefour pour venir stationner en douceur sur des pelouses à peine immergées. Dans cet univers chamboulé, les gens se prirent d’un désir de réalité. Seulement, des nuits d’insomnies ne leur donneraient pas l’ombre d’un espoir de retour à la normale. Ils étaient coincés ici-bas et aucun mensonge, aussi niais fût-il, ne les ramènerait à l’ordinaire. De nouvelles règles s’appliquaient, comme cet arbre qui poussait au hasard de ses envies. Y éclorent pêle-mêle de savoureux pamplemousses, des roses bleues, ainsi que d’énormes choux rouges. Un perroquet jaune vint s’y poser avant d’annoncer la tarification des fruits, légumes, ou fleurs qui y bourgeonnaient. Des géants apparurent et écrasèrent les immondes immeubles gris, pour déposer à la place des maisonnettes aux toits colorés et aux jardins aménagés. Les irremplaçables rues se pavèrent de bonnes intentions, en laissant de la place aux piétons.

Art et tique et pique – mots et gammes


Là où le parcours est d’art :

Art et tique et pique – mots et gammes

Facétie saison 2 ( 3 )


Facéties saison 2

épisode 3

Ce matin, je suis la souris Rose sur une piste scintillante. Elle a découvert cet endroit en farfouillant avec son ami Ramoli dans un des mondes que contrôlent les mages de Convoitise.
Ils s’étaient arrêtés près d’une porte cochère d’apparence banale. Par le trou de la serrure, ils avaient vu une route miroiter sous les rayons de lune. Intrigué, le rat avait crocheté la porte et avait entraîné Rose à sa suite. Ils avaient déambulé un long moment sur cette voie lumineuse et étaient parvenus à un lac aussi sombre que la nuit profonde.


Ramoli avait déniché une barque équipée d’une petite voile rapiécée, mais en état de fonctionner. La souris avait hésité un moment avant d’embarquer. Le rat agitait déjà les rames pour éloigner l’embarcation du rivage lorsqu’elle sauta dedans, éclaboussant son ami au passage. Elle s’installa confortablement à la proue de la chaloupe et observa Ramoli  manœuvrer l’esquif. Une fois en pleine eau, elle se détendit, bercée par le doux tangage.
A présent, elle cheminait sur un îlot dont la sente illuminait ses pas. Elle ne savait pas encore où la porterait sa marche.

Des mots une histoire 52


Des mots une histoire 52

Des mots une histoire
Sur le thème de mots imposés d’Olivia Billington, création d’une histoire d’après des mots imposé.

Les mots imposés pour Des mots, une histoire 52 sont :
carnaval – rustique – maîtresse – avant – pyramide – pléiade – nostalgie – dromadaire – pintade – tisane – festoyer – caravane – virus – statue – menteur – désert – propolis – pins – rallye – oasis – felouque – ministre – moucharabieh – divinité – découverte

Le rallye des gazelles

Devant ce spectacle extraordinaire que représentent les pyramides, on ne peut que se sentir tout petit.
Je me souviens de ce rallye des gazelles, qui était censé passer devant cette immense statue du Sphinx, divinité s’il en est. Suivant les pléiades, arrêts obligatoires sur leurs trajectoires libres, nommées ainsi d’après les déesses grecques. Sur des chemins rustiques, elles croisaient des caravanes de dromadaires ou de chameaux. A travers le désert menteur, les concurrentes se perdaient en découvertes incertaines. Le soir, les bivouacs s’organisaient autour de minuscules oasis où les toisaient quelques palmiers dattiers. La dernière étape serait au Caire, où les attendrait le ministre de la culture qui, par la même occasion présiderait un carnaval de lumières au pied de la Grande Pyramide. On raconte qu’empruntes de nostalgie, les anciennes maîtresses du ministre le regarderaient défiler derrière leurs moucharabieh. Avant la cérémonie, de nombreuses felouques avaient été affrétées afin que tout le monde puisse rejoindre la cérémonie de clôture de la célèbre course. Une rumeur courait qu’un virus viendrait perturber les participantes, mais heureusement, il suffisait d’utiliser un peu de propolis et de désinfecter les assiettes sculptées en pin. Il ne restait plus qu’à festoyer de pintades, de tisanes et de thés à la menthe. Une belle nuit s’annonçait, qui laisserait une exquise nostalgie à la rosée du matin.

Facéties saison 2 ( 2 )


Facéties saison 2

épisode 2

Ce matin, je vais vous parler de Ramoli a décidé de fonder une école de la débrouille. Pour ce faire, il a invité certains de ses amis pour l’aider dans cette entreprise.


Ayant peu de moyens, il s’est approprié les sous-sols d’un collège, où il a implanté tout d’abord des bureaux, puis il a fait cloisonner une grande partie de la chaufferie et y a installé des classes suffisamment spacieuses pour y accueillir un bon nombre d’élèves. Petit à petit, ses compatriotes moustachus s’étaient investi dans son projet.
A l’extérieur, les autres rats ne faisaient que lui demander pourquoi, mais pourquoi ? A tel point que c’est ainsi qu’il nomma son école. L’école du Pourquoi fut vite mise en place, les parents des futurs élèves avaient hâte que leur progéniture apprenne à se débrouiller dans la vie.

Des mots une histoire 51


Des mots une histoire 51

Des mots une histoire
Sur le thème de mots imposés d’Olivia Billington, création d’une histoire d’après des mots imposé.

Les mots récoltés pour l’édition 51 du jeu Des mots, une histoire sont :
guide – retour – nuit – couleur – dédicace – clé – cinéma – rocher – brouillard – étoile – orthodromie – exceptionnel – cascade – oublier – nacelle – sensualité – résolution – graphe – ivresse – galette – tintamarre – impensable

Ville changeante

Tout le tintamarre autour du lancement de cette nouvelle année est perturbé, soit par le climat exceptionnel, soit par les bonnes résolutions dont les clés jaillissent en cascades  avant de retomber illico dans l’oubli. Sans espoir de retour, la route nous guide à travers le brouillard en passant par l’arrêt galette. Comment ça je suis gourmande ?
Bon, je ne vais pas vous embêter avec l’orthodromie qui va d’un point à l’autre, même s’il s’agit d’un raccourci. Non, je vais vous parler d’un tout autre sujet.
Je vais vous inviter à un voyage immobile, parce que je ne suis pas férue de nacelles, surtout lorsqu’elles sont lancées très haut dans le ciel, j’ai un vertige de tous les diables.
Oubliez le cinéma ou les dédicaces de stars empruntes de sensualité mais inaccessibles, je vous emporte là où les rêves sont chargés de merveilleux !
Tout d’abord, je vous convie dans un monde impensable, où les graphes habillent les murs gris. Imaginez une cité tapissée de mille nuances, où l’on change d’atmosphère à chaque coin de rue.
Dans l’ivresse de la nuit, les étoiles inondent les avenues de couleurs insensées. Bercé par des illusions d’optiques, on pourrait prendre les immeubles pour des montagnes langoureuses et les voitures pour de gros rochers mobiles. La raison chavire en voyant voguer les trains à travers la ville endormie et les rails se transformer petit à petit en voie navigable, ruisselant des boulevards et les changeant en champs bucoliques.
Au matin, plus personne ne reconnait son quartier et erre au petit bonheur la chance dans un univers qu’il ne peut concevoir.

Les plumes de l’année 13


Les plumes de l’année 13

Les plumes de l’année se déroulent chez Asphodèle.

Les mots imposés en M :
matin – mélancolie – mariage – moulin – mausolée – minuscule – marmelade – mauve – mouchoir – mimétisme – miniature – merveilleux – méandre – murmures – martingale – mélange – misérable.

Les méandres de la martingale

Ce matin, la mélancolie embrase mon cœur. Je ne sais pas vous, mais moi je fuis ce sentiment qui brise mon espérance. Le mariage avec 2011 a été consommé sans modération et le moulin des tourments a bien fait son oeuvre. Je m’arrache au mausolée de ces souvenirs de marmelade amère, qui aurait pu m’anéantir. Je ploie sous les murmures de l’année écoulée, mais ne me retourne pas. En minuscule jachère, mon âme se porte vers l’avenir. J’espère qu’un peu de mauve irradira ce nouveau cycle à peine entamé. Pour l’heure, je laisse tomber le mouchoir et risque une martingale qui plonge vers l’inconnu. Dans mon esprit se mettent déjà en place de merveilleuses miniatures qui s’élèvent en méandres et flottent à la limite de ma conscience. S’y mélangent et s’y déploient en corolles. Le mimétisme d’une logique implacable affleure la surface de ma raison, sans toutefois parvenir à s’en extirper. Le misérable sentiment que j’en retiens n’aboutit qu’à un futur incertain. Néanmoins, le regard que je porte sur 2012 reste plein d’espoir.

Lylylou’s Blog


Des créations inspirées de la nature :

Lylylou’s Blog

Facéties saison 2 ( 1 )


Facéties saison 2

épisode 1

Ce matin, je me lève sur la monotonie de janvier. Les fêtes sont passées, mais j’ai du mal à les digérer.
Voulez-vous une tasse de thé ?
Non ? Tant pis, je me sers alors.
Je ne vais pas vous encombrer de mes bonnes résolutions à venir. Non.

Je vais vous parler de ma poule de luxe. Elle prend plaisir à picorer les vers de terre qui séjournent dans le jardin. Mais ce qu’elle apprécie le plus c’est d’entrer dans le réfrigérateur et d’y dénicher les fromages empaquetés ou non dans leurs délicats enrobages. Elle ne répugne pas à quelques grains de riz qu’elle dévore exclusivement dans la paume de ma main. Elle ne se couche pas très tard, sauf l’été. Là, elle rechigne à s’allonger dans son nid trois étoiles fait de foin frais. Pourtant épuisée, elle finit par s’y étendre le bec sous l’une de ses ailes. Dès que l’on tourne le dos, elle en profite pour se lover sur le plus douillet des tapis persans de la maison. Toutefois, lorsqu’elle est satisfaite de sa journée précédente, elle pond un œuf magnifique, mais seulement en période estivale, bien sûr. Voilà à peu près l’ordinaire de la journée d’une poule de luxe.

Anne de Louvain-la-Neuve

Une photo prise durant l'été 2016 au jardins des tarots de Niki de Saint Phalle

BODOBLOG

iD visuelle, écriture créative

A la lueur du lampadaire

This is the sea’s streetlamp... for reading and writting fictions !

monesille

Poésie un jour, poésie toujours

LES PETITS CAHIERS D'EMILIE

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