Social Média Day


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Social Média Day :

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Des mots une histoire 71


Des mots une histoire 71

Des mots une histoire
Sur le thème de mots imposés d’Olivia Billington, création d’une histoire d’après des mots imposé.

Les mots pour la dernière édition de la saison sont : girouette – ennuyer – s’escamper  – manoir – hiver – enluminure – canicule – pugilat – clochette – abeille – palmier – persévérant – zinc – champs – essoufflé – musicien – glace – grivoiserie – étang

Troublantes découvertes

Non loin de la chaumière de Mélanie, un manoir trônait à flanc de falaise, il dominait la mer depuis plusieurs siècles et l’on pouvait admirer sa girouette en forme d’abeille qui tournait aux quatre vents. Les longs hivers avaient fini par la faire tomber et comme Mélanie passait au moment où on la ramassait, elle s’arrêta pour regarder les restaurateurs en train de constater les dégâts. Essoufflés, ils maniaient l’énorme pièce avec difficulté et lorsqu’ils la retournèrent, ils virent la signature de l’auteur de l’œuvre d’art en zinc. Le responsable du chantier eut du mal à déchiffrer le nom, mais Mélanie entendit clairement qu’il s’agissait de Berstöem. Que faisait le nom de son ancêtre sur l’abeille ? De stupeur, Mélanie blêmit. Une envie irraisonnée de s’escamper la prit soudain, mais elle se ressaisit et approcha de la girouette. Elle en observa les arêtes franches et la courbe délicate des ailes, puis elle reprit sa route vers la bibliothèque où elle devait avoir accès à de vieux documents que la bibliothécaire avait découvert dans un placard rouillé. La canicule s’abattait sur la région et Mélanie s’octroya une glace à la vanille. Dans la rue principale, des paysagistes installaient des palmiers afin d’ombrager les boutiques à touristes dont la saison approchait à grand pas. En entrant dans la bibliothèque, une clochette annonça sa venue avec un joyeux tintement. Derrière son bureau, la jeune femme lui sourit et l’invita à consulter une pile de papiers jaunis. L’un d’entre-eux se trouvait être la page arrachée d’un livre très ancien. Les enluminures qui le décoraient avaient passé, mais l’or y brillait encore par endroit. Le motif représentait un champ de bataille où un pugilat avait eu lieu. Là encore, elle remarqua sur la page le nom de sa famille. Ennuyée de ne rien y comprendre, elle se résolut à faire des recherches sur la toile. Persévérante, Mélanie finit par apprendre qu’un comte Berstöem pratiquant une grivoiserie plus qu’assidue, finit dans un étang autour duquel des musiciens auraient joué toute la nuit de son trépas. Avant de succomber, le comte aurait maudit ses descendants illégitimes.

La souris Rose et le défilé 3


Une souris rose à la mode 3

Les préparatifs se déroulaient dans une atmosphère légèrement tendue, à l’approche de la date du défilé. Dans les coulisses, les tenues étaient disposées dans l’ordre d’apparition, mais certains vêtements n’étaient pas encore tout à fait terminés. Cependant, les essayages allaient bon train et les couturières s’activaient autour des modèles. Les ciseaux coupaient, les épingles marquaient les ourlets ou les modifications apportées par Camélia. De son côté la souris Rose s’extasiait de son propre génie, même si son amie styliste avait revu pas mal des dessins qu’elle avait apporté. Il était prévu qu’un bijoutier leur amène des colliers et des bracelets pour les assortir aux robes et jupes moirées et en plus, une commande très spéciale lui avait été passée.

Maître Précieux arriva, escorté de part et d’autre d’un vigile lourdement musclé. Trois mallettes noires dans la main droite contenaient les parures attendues.

Sur une longue table, le bijoutier dévoila ses rutilantes merveilles. Et tous de se pâmer devant les joyaux.

Souris mode en esperluette


Lors de la séance photo, je suis parvenue à subtiliser un cliché, que je vous transmets en avant première.

La souris Rose et le défilé 2


Une souris rose à la mode 2


Ce matin, la souris Rose était nerveuse parce qu’elle devait se préparer pour une séance photo. La séance devait se dérouler dans un studio et elle ne connaissait pas du tout le photographe. Même si elle était ravie de poser, elle n’avait jamais fait cela auparavant et masquait son anxiété sous une imposante couche de rimmel. Cependant, ce fut l’excitation qui prit le dessus et elle arriva pétillante d’énergie à son rendez-vous.

Comme à son habitude, elle en fit des tonnes, mais finit par succomber au professionnalisme du photographe. Paolo venait d’un petit port lointain, dont elle ne retenue pas le nom, mais il lui montra un ou deux clichés, ce qui suffit à la rassurer. Elle passa alors un excellent après-midi dans des poses farfelues, mais stimulantes.
Le résultat de sa séance passerait dans les Échos de Midland, dans la rubrique mode et elle y tiendrait une bonne part. Son amie Camélia l’avait accompagnée et s’était amusée autant qu’elle, lui donnant des conseils, replaçant les jupons et partageant un thé au miel lors d’une pause, lors de laquelle elles admirèrent le savoir faire de Paolo, qui capturait l’âme d’une jeunette dans son décolleté extravagant. Puis vint l’heure de choisir les meilleurs clichés sur l’écran géant et tous s’extasièrent devant les merveilleuses photos qui défilaient à un rythme effréné. Les photos sélectionnées seraient envoyées au journal et sortiraient bientôt sous presse
.

Des mots une histoire 70


Des mots une histoire 70

Des mots une histoire
Sur le thème de mots imposés d’Olivia Billington, création d’une histoire d’après des mots imposé.

La récolte pour Des mots, une histoire 70 a donné ceci : coffret – sexualité – moutarde – carrière – punaise – rôle – va-nu-pieds – invisible – irréel – présence – espion – élégance – prédateur – malfrat – vermillon – quelconque – boum – sucer – sittelle (torchepot) – zythium– mirabelle – brevet

Les secrets du cottage

 Dans un coffret poussiéreux, Mélanie découvrit un très vieil article de presse jauni. Précautionneusement, elle le déplia et le lut. Puis elle décida qu’après ses courses, elle se rendrait à la petite bibliothèque du hameau, situé en contrebas de sa colline isolée.
Lors de son trajet, elle songea à cette histoire qu’elle venait de découvrir. L’un de ses ancêtres se trouvait être un malfrat qui aurait trouvé refuge ici-même dans sa petite bicoque, il y a au moins un siècle de là. Quelle drôle de coïncidence ! Nerveusement, elle se dépêcha de faire ses achats, les rangea dans son coffre et se dirigea vers la bibliothèque, qui faisait heureusement porte ouverte les jours de marché. D’un pas pressé, elle entra et mit quelques minutes à s’accoutumer à la faible luminosité de l’entrée.
Remarquant une bibliothécaire assise derrière son bureau en train de trier des fiches, elle lui demanda où trouver les anciens journaux locaux. Avec amabilité, la jeune femme lui indiqua le rayon des périodiques. Mais ce que cherchait Mélanie était trop ancien pour être à disposition du lecteur, elle précisa donc sa requête et la femme la plaça devant une visionneuse regroupant tout les quotidiens enregistrés et qui possédait également un accès à la toile.
Mélanie s’installa et visionna les brochures, en remontant de plus en plus loin. Elle passa rapidement sur la sexualité d’un maire peu regardant sur l’âge des ses conquêtes, on l’aurait surnommé le Prédateur à notre époque, songea-t-elle. Elle tomba également sur un concours de dégustation de moutarde et sur une histoire de carrière, sans doute s’agissait-il de celle qui fut abandonnée à quelques kilomètres plus au sud. Pendant la seconde guerre mondiale, un espion aurait séjourné dans la région, il aurait été éliminé à la libération. Plus Mélanie remontait dans le temps, plus les articles paraissaient glauques, fallait-il exagérer les évènements autrefois pour qu’ils semblent plus intéressants ?
Puis elle remarqua une note où il était question d’un va-nu-pieds qui aurait ensorcelé une dame en robe vermillon et qui était accompagnée d’un homme à l’élégance certaine. Le rôle du va-nu-pieds avait été établi par un groupe de témoins sérieux dont la présence était fortuite, selon l’article. La punaise, ainsi nommait-on le malheureux, aurait agi intentionnellement et de manière invisible lui aurait jeté un sort, puis il aurait abusé de la dame en question, sous un prétexte quelconque. L’homme fut pendu le lendemain. On passait ensuite directement au brevet de machine à calculer qu’aurait déposé un certain Selling en 1900 à Paris. Mais sur son ancêtre malfrat, rien. Vivait-elle vraiment dans un monde irréel ?
En retournant à sa voiture, elle croisa une fillette d’une dizaine d’année qui suçait une énorme glace et qui parlait de faire une boum pour son anniversaire. Tiens, ce mot revenait à la mode. Elle ouvrit son coffre et croqua dans une mirabelle, sous le regard d’une sittelle qui aurait certainement mieux fait de rester calfeutrée à l’abri de sa forêt.
Insatisfaite, Mélanie se dit qu’elle tenait peut-être une piste, mais il lui faudrait creuser davantage, si elle voulait comprendre ce qui lui arrivait.

Je n’ai pas utilisé zythium, parce qu’il ne figurait pas dans mon dictionnaire.

Des mots une histoire 69


Des mots une histoire 69

Des mots une histoire
Sur le thème de mots imposés d’Olivia Billington, création d’une histoire d’après des mots imposé.

La 69ème de Des mots, une histoire a inspiré ces mots-ci : turc/turque – liste – avance – choc – minute – cancre – sexe – extrême – conscience – ruisseler – baïonnette – envol – suranné – apache – lune

Choc sous la lune

La liste des tâches à effectuer que lui avait donné le parapsychologue était si longue qu’elle ne savait par où commencer. L’extrême inquiétude qui submergeait Mélanie, menaçait son équilibre. Cependant, elle n’avait aucune envie de quitter le refuge qu’elle occupait. Elle n’avait donc pas le choix et devait faire cesser ces concerts nocturnes qui l’empêchaient de dormir. Telle une troupe de baïonnettes qui occultait sa conscience, la musique emplissait la maisonnette dès que l’obscurité envahissait la presqu’île et Mélanie n’en pouvait plus. Parfois, le silence s’imposait quelque instants avant qu’une marche turque n’attaque la fermette de ses tambours percutants. Choc sous la lune !
Tout d’abord, elle saupoudra tout le pourtour du terrain de la maison avec du sel de mer fin. Ce qu’elle fit dès le lever du jour, lorsque les esprits s’étaient assoupis. Puis elle devait réciter un certain nombre de psaumes afin d’éloigner les esprits malins. Elle passa plusieurs minutes dans chaque pièce à réciter des pages entières, tandis qu’épuisée, des perles de sueur ruisselaient sur son visage marqué. Elle aurait pu les débiter par cœur, comme un cancre qui ânonnait bêtement sans comprendre les mots tant ils avaient été répéter. Elle finit par s’endormir dans un vaste fauteuil après avoir effectué plusieurs fois la liste prescrite par le parapsychologue.
Elle dormit paisiblement, jusqu’à ce qu’une mélopée surannée l’éveille en sursaut. Une voix de crooner d’outre-tombe, ça vous glace le sang. Puis, vint un air de jazz très connu. Il semblerait que les incantations n’aient eu aucun effet sur ces morts là. Elle rappela le parapsychologue et lui déversa le fond de sa pensée, qui le transperça de flèches apaches verbales. Il lui fit part de ses plus plates excuses et prit son envol immédiatement, il avait réservé son avion la veille par avance et embarquait, au moment même où elle l’appelait.
Ensemble, ils allaient certainement très vite trouver une solution à son problème. En raccrochant, elle se dit que les personnes du sexe opposé prenaient ces choses là bien à la légère, hier encore elle en parlait avec son frère qui lui disait qu’elle avait trop d’imagination.

La souris Rose et le défilé 1


Une souris rose à la mode 1

La souris Rose patientait pendant la confection de la première collection de son amie Camélia. Ce matin, son amie l’avait appelée et elle s’était empressée de la rejoindre. Elle aimait porter les derniers articles à la mode, mais avait hâte d’en voir plus. Alors elle s’était munie des quelques croquis et les avait apporté à Camélia.

A peine entrée dans la boutique, elle se déshabilla en hâte et entra aussitôt dans une cabine d’essayage. Camélia lui tendit un ravissant ensemble en riant aux éclats, puis attendit le verdict de son amie. La souris Rose entrouvrit le rideau et demanda à Camélia une autre tenue à essayer immédiatement, tant elle était emballée par la première.
Les yeux pétillants d’excitation, la souris Rose se dit qu’elle allait faire bien des jalouses cet été avec ses fabuleuses toilettes.

La puce et le nénuphar 5


La Puce et le Colosse

Le nénuphar géant 5

La Puce commençait à s’inquiéter, son Colosse était absent depuis plusieurs jours et elle n’avait aucune nouvelle de lui.
Elle allait appeler la police quand elle entendit le portail s’ouvrir et une armée
d’hommes équipés de porte-documents entrèrent sans avoir sonné au préalable. Éberluée, elle n’aperçut le Colosse qu’après avoir composé le 17 et raccrocha au nez de son interlocutrice.

Elle courut à la porte et l’ouvrit en grand, l’air mi-furieux, mi-intrigué.
Le Colosse lui adressa un large sourire et brandit fièrement un bocal dans lequel une plante était bercée au gré des pas du géant. Elle lui demanda ce qui se passait. Il lui indiqua un homme en costume et le présenta en tant qu’architecte. Il allait lui construire une immense verrière à l’abri de laquelle pourrait s’épanouir de magnifiques plantes autour d’un lac artificiel contenant un nénuphar géant.
La Puce sauta de joie et voulut immédiatement admirer la merveilleuse trouvaille de son ami.

Lorsque les architectes furent partis, tous deux sirotèrent un thé au jasmin sur la terrasse, tout en
rêvant à leur future serre.

Des mots une histoire 68


Des mots une histoire 68

Des mots une histoire
Sur le thème de mots imposés d’Olivia Billington, création d’une histoire d’après des mots imposé.

La 68ème récolte pour Des mots, une histoire, a donné ceci : mort – jouer – presqu’île – brin – frère – médiation – mélanique – (normal) – expert – orchestre – éloigné – acclamation – plausible – espérance – maladie – déménagement – incrustation

Un brin de presqu’île

Suite à d’innombrables déménagements, Mélanie s’accorda une trêve sur un petit bout de terre débordant sur une mer plutôt calme pour la saison. De sa presqu’île, elle pouvait admirer les rayons du phare qui balayaient les eaux tumultueuses et laissaient apparaître des rochers pointus à la surface. Suite à la longue maladie, puis la mort de son frère, elle avait décidé de s’éloigner afin de changer d’air.
Mélanie avait trouvé refuge dans une petite maison à flanc de coteau, non loin de la mer dont elle entendait le murmure incessant. Sur l’une des parois qu’elle avait explorée, une strate de coquillages habillait ce mur naturel d’incrustations hétéroclites. Elle en avait pris quelques clichés et était rentrée se blottir près de la cheminée, dont les pierres avaient acquis des dépôts mélaniques au fil des siècles. Elle s’assoupit. Bercée par une douce mélodie, elle s’éveilla lentement. Rêvait-elle ou entendait-elle un orchestre jouer l’air favori de son défunt frère, suivi d’acclamations répétées ? Elle se leva précipitamment et s’assura que la radio et la télé ne fonctionnaient pas. Seul le tic-tac régulier de la vieille comtoise répondait à ses interrogations. En temps normal, elle n’était pas confrontée à de pareils phénomènes. Mélanie se dit qu’elle devrait peut-être faire appel à un expert en ce domaine, si cela recommençait. Dans la mesure où cet évènement était plausible, bien évidemment. Elle monta se coucher, mais loin de se calmer, l’orchestre enchaîna avec le Boléro de Ravel, et ainsi de suite tout le restant de la nuit. Soit elle était devenue folle, soit il se passait quelque chose et une médiation s’imposait avec les « fantômes » du lieu. C’est les yeux gonflés et partagée entre espérance et résignation qu’elle se résolut à composer le numéro d’un parapsychologue, qu’elle dégota dans l’annuaire téléphonique. Devrait-elle renoncer à son petit brin de presqu’île ?

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