Conte pour un souriceau rêveur


Conte pour un souriceau rêveur

Tandis que Noël approche à grands pas, le souriceau contemple le ciel espérant que la neige recouvrira bientôt la région de ses flocons magiques. Pendant qu’il rêvasse, il se rappelle le conte que lui avait lu son grand père autrefois :

 » Par une belle nuit étoilée, un gentil prince s’ennuyait en attendant que la chaleur du printemps vienne réchauffer les chaumes. Alors il descendit dans la salle de garde où les soldats somnolaient à une table près de l’unique cheminée de la vaste pièce. Habillant les murs glacés, des armures lustrées alignées se tenaient au garde-à-vous, captaient et renvoyaient le moindre éclat de lumière. Se faufilant sans bruits, le prince entra dans la pièce du fond dont une ample armoire masquait le début d’un passage secret, qu’il n’était pas sensé connaître. Sans grincement, la porte de l’armoire s’ouvrit, et le jeune homme s’engouffra à l’intérieur. Il referma le battant aussi minutieusement que possible et le coeur battant s’autorisa à allumer une bougie. Il dût s’y reprendre à trois fois, mais la maigre flammèche qui découla de ses efforts, le réconforta fortement. Sans agiter la main il tandis le bougeoir à bout de bras et attendit de s’habituer à la maigre lueur avant de s’aventurer plus avant dans l’escalier vermoulu.

Parfois, lors de sa descente, la lumière de sa bougie vacsillait et il craignait qu’elle ne s’éteigne. Lors de ces moments, le prince soupçonna qu’une issue devait se trouver à proximité. Toutefois, il poursuivit dans l’escalier en colimaçon et sentit progressivement l’humidité s’accentuer . Il devait à présent être dans les sous-sols du château. Arrivé en bas, il découvrit trois passages possibles.Il en avait déjà exploré deux, il lui restait le troisième à parcourir. Précautionneusement, il s’y engagea, prenant soin d’allumer une torche accrochée au mur afin de retrouver son point de départ. Le prince marcha, marcha, durant ce qui lui sembla une éternité. Puis il déboucha dans une grotte visiblement à l’extérieur du château. Il s’approcha de l’entrée, espérant ne pas surprendre un ours dans son sommeil hivernal et cala sa bougie sur le sol afin qu’elle veille sur l’entrée du passage. Puis il s’avança dans la nuit glacée. Grelottant de froid, il se mit en route vers des lumières en contrebas. Caché derrière des buissons, il écouta les histoires que se racontaient des chasseurs assis autour d’un feu de camps.

Dans le château, on avait découvert la disparition du prince et l’alarme fût aussitôt lancée. Immédiatement, la vaste demeure fût fouillée de fond en combles et la garde courait dans toutes les pièces. Mais personne ne soupçonnait que le prince se promenait dans les passages secrets la nuit. Le vacarme engendré par les gens du château parvint au campement des chasseurs, qui se demandaient ce qui pouvait bien agiter une pareille forteresse. Se faisant tout petit, le prince espérait ne pas être découvert. Au moment où les chasseurs ravivaient le feu, menaçant de dévoiler la présence du jeune homme, la neige commença à descendre en flocons fins d’abord, et très rapidement en tourbillons agressifs. Grognants dans leurs barbes hirsutes, les chasseurs décidèrent d’abandonner leur place forte au bénéfice d’un cabanon non loin de là, où ils pourraient échapper à l’humidité et au vents devenus brusquement violents. Calfeutré dans sa maigre cachette, le prince n’en menait pas large. S’il se faisait prendre, les chasseurs demanderaient certainement une énorme rançon à son père. Les tourbillons harcelèrent les chasseurs jusqu’à ce qu’ils atteignent le cabanon, puis ils encerclèrent la masure de leur férocité menaçante.

Curieusement, le prince ne se sentit pas menacé un instant par la tempête qui s’était subitement déchaîné autour de lui. Bien au contraire, il se sentit protégé, et une brise, vint lui murmurer des paroles réconfortantes; à moins que ce ne soit son imagination. Enveloppé de son écrin blanc, le prince regagna le château en toute sécurité. Il passa la grand porte sans être inquiété, tandis que tout le monde courait en tout sens autour de lui. Il passa inaperçu devant les cuisines, dont la flambée rougeoyait, dévoilant la gorge du soupirail. Son escorte voluptueuse l’entraîna jusqu’aux écuries royales. Là, la douce mélodie qui l’avait guidée jusqu’ici, lui annonça la fin de sa promenade et la promesse d’un retour prochain. Sans plus attendre le prince s’engouffra dans l’écurie juste à temps pour voir l’équipe de palefrenier occupé à aider une jument à mettre bas. Comme personne ne s’inquiéta de sa présence, le prince fit celui qui était là depuis un long moment. Le poulain mit un bon moment avant de parvenir à se tenir sur ses pattes, et même ainsi, il titubait gravement. Mais une caresse du museau de sa mère, à peine remise de l’effort, l’incita à téter maladroitement du bout des lèvres. Emerveillé, le jeune homme garda très longtemps le souvenir de cette nuit inoubliable.

Et les longues années suivantes, il n’omit aucun rendez-vous avec son mystérieux bienfaiteur. Lors de solitaires veillées, son ami ne manquait pas de lui susurer de douces mélodies à l’oreille, et personne ne sut jamais pourquoi il ouvrait ses fenêtres lors des tempêtes d’hiver. »

En cette période faste, laissez-vous emporter par votre âme d’enfant.

Bonnes et heureuses fêtes de fin d’année !

Le petit conte de fin d’année


Rêve de souris

Dans une mansarde en sous-pente, une petite souris rêvait de fromages fondants. Du fond de son petit lit douillet, elle imaginait tout un monde fabuleux, où les hommes seraient aimables avec les souris et où les chats ne les croqueraient pas sous n’importe quel prétexte. Dans ce monde merveilleux, les montagnes de pain d’épice succéderaient des collines de gruyère, où les familles de souris auraient creusés de confortables appartements. La vie s’y écoulerait sans soucis et l’hiver n’y existerait pas.

Mais un bruit suspect éveilla la souricette, ainsi que toute sa famille. Une trappe dans le plafond se souleva et un importun glissa un rayon aveuglant dans toute la mansarde. Heureusement que les souris ont de la ressource. Toute la tribu se réfugia dans un des nombreux trous qui leur servait d’abri en cas de dérangement. Comme tout le monde le sait, les humains sont imprévisibles.

De leur cachette, les souris tremblantes entendent une voix monumentale annoncer :
– « Ca sera très bien comme salle de jeu pour ma petite Lily. »

Plusieurs semaines se sont écoulées durant lequel l’espace vital de la famille de souris s’est considérablement réduit. Il allait falloir creuser de nouvelles galeries ou pire déménager. Ce qui ne serait pas sans mal avec l’hiver qui était rigoureux cette année là.

Finalement, les souris s’habituèrent à leur nouvelle vie et la petite Lily abandonnait souvent des miettes de nourriture un peu partout dans la maison. En la suivant, il était facile de récolter de quoi subsister. Dans la petite mansarde, toute la tribu s’était installée au fond d’un vieux coffre à jouet en bois qui ne servait qu’à entreposer les peluches usées par les caresses de sa propriétaire.

Mais un jour, on offrit à Lily un chaton tout mignon. Comme il n’avait pas encore de griffes acérées, les souris s’en approchaient la nuit quand tout le monde dormait. Le chaton était adorable endormi, mais les souris savaient qu’une fois éveillé, il deviendrait un redoutable prédateur.

Une nuit, alors qu’elle récoltait des morceaux de biscuit éparpillés dans une assiette blanche, la petite souris se retrouva nez à nez avec le chaton qui avait délaissé le sommeil pour explorer la pièce. Les grands yeux bleus la fixaient interrogateurs. Sans se démonter, la souris déglutit bruyamment et se présenta en tendant sa main libre vers le chaton. Le chaton tendit sa patte et donna une pichenette à la main de la souris ce qui eut pour effet de l’envoyer valdinguer à l’autre bout de l’assiette. Les yeux exorbités de terreur, la souris fixa le chaton sans bouger, s’attendant à être croquée toute crue. Mais le chaton s’excusa de sa maladresse et lui demanda si elle ne lui en voulait pas. Encore toute secouée, la souris se releva maladroitement et entreprit de ramasser les morceaux de biscuit qu’elle avait fait tomber tout en surveillant le chaton du coin de l’oeil.

Finalement, la souris et le chaton grandirent en même temps que leur amitié, si bien que la famille de souris n’eut plus jamais faim et bien protégées, les souris eurent une vie paisible et heureuse dans la mansarde aménagée.

Je vous souhaite à toues et à tous une très heureuse année 2019

Bonne année !

Joyeux Noël !


Bonjour à tous et Joyeux Noël !

Pendant que la souris Rose et ses amis fêtent Noël, je vous invite à une nouvelle rencontre avec de sympatiques petits personnages.

Bonne lecture.

Le petit marigan

Un marigan est un très petit animal qui vit à l’orée des forêts denses. Il en existe de toutes les couleurs puisqu’ils peuvent, en changer à volonté enfants, mais lorsqu’ils deviennent adultes ils ne peuvent plus la modifier et doivent en choisir une définitive à l’adolescence.
Les marigans sont malins et évitent le contact avec les humains qui traversent leurs forêts. Cependant ils aiment goûter la nourriture que fabriquent les hommes et ils s’aventurent à fouiller dans leurs paniers de pique-nique et volent des aliments si leurs propriétaires ne les surveillent pas de près.
Certains petits marigans refusent d’adopter leur couleur définitive lorsque l’heure du choix est arrivé, alors ils arrêtent de grandir jusqu’à ce qu’ils se décident.
Les enfants sont espiègles et s’amusent à se faire des farces et des tours, malheureusement pour eux, il peut arriver que des humains se trouvent dans les parages. Il se peut que certains d’entre eux voient des choses étonnantes, mais seuls les enfants y prêtent attention.
Un jour de grand soleil, un marigan lance un maléfice qui atteint par mégarde un petit garçon. Le sortilège lui permet de voir les marigans. Le petit garçon se faufile entre des branchages et parvient à une clairière où s’amusent des marigans. Il paraît géant à côté des petites créatures et lorsqu’elles l’aperçoivent, elles se cachent dans des terriers de lapins. Le garçonnet leur dit qu’elles n’ont rien à craindre de lui et comme il a faim, il sort un biscuit de sa poche. L’un des marigans flaire le gâteau et s’extrait de sa cachette, le nez en avant. Une grosse miette tombe tout près de lui et il s’en empare et croque dedans avec gourmandise. Le garçon le voit faire et casse un gros morceau de son biscuit, qu’il lui tend. Le marigan recule mais ne retourne pas dans son trou de lapin. le garçon lui dit s’appeler Laurent. Tout en avançant, le bras tendu vers le marigan, il s’accroupit pour se faire moins menaçant. Le marigan finit par lui arracher le bout de biscuit et recule précipitamment.
Satisfait du contact établi avec la créature, Laurent se met à lui parler de sa maman et de son papa et de sa petite soeur Vivi. Intrigué, le marigan s’approche à nouveau et écoute ce que baragouine Laurent. D’autres marigans émergent de leur trous ensorcelés par la voix du petit garçon.
Tout à coup Laurent se retourne, il vient d’entendre l’appel de sa maman qui le cherche. Il informe les marigans qu’ils ne doivent pas avoir peur et qu’il va voir ce que lui veulent ses parents.
Laurent quitte la clairière et rejoint ses parents en promettant aux marigans de revenir dès que possible.

Noël 2013


Noël 2013

                                          La souris Rose attendait avec impatience de dévoiler son superbe sapin de Noël.
Elle avait fait tant de mystères, qu’elle était angoissée à l’idée que la décoration qu’elle avait orchestré ne convienne pas à ses invités.
Tout le monde serait là. Elle avait réservé un des grands salons de son hôtel rien que pour sa réception. Elle se moquait bien que les clients se mêlent à ses convives, du moment que sa fête soit inoubliable.

Les invités arrivaient par petits groupes et la douce musique des clochettes chapardées par Ramoli, se répercutant les unes sur les autres, les accueillaient en un chœur harmonieux. Au centre de la pièce, le monumental sapin trônait, il s’illuminait de dizaines de fées de cristal au cœur palpitant de mille couleurs éclatantes. Des flocons de neige immaculés ruisselaient du sommet étoilé vers le parquet ciré, et s’évanouissaient en étincelles scintillantes au moment de toucher le sol. Sur la scène légèrement surélevée, les nombreux présents ornaient le pied de la star de l’hiver.
Sur de longues tables, de savoureux petits fours attendaient d’être croqués.

Et la soirée de commencer…

JOYEUX NOËL !

Le bal masqué du nouvel an


Le bal masqué du nouvel an

Ce matin, la souris Rose était toute excitée, elle n’avait que le temps de se préparer pour la soirée qu’organisait le lézard du Midi.
Grâce aux profits de son magasin, il s’était offert un petit manoir très bien exposé au soleil
. Pour une fois, il allait organiser un gigantesque bal masqué. Les jardins seraient parés de fleurs d’hiver et de Lueurs Fugaces, démonstration de ses toutes dernières acquisitions.

La souris hésitait encore entre deux costumes. Elle n’était pas certaine de supporter les soieries d’une robe longue qui entraveraient ses mouvements lors des farandoles prévues. Quant aux talons hauts, ils étaient exclus dans le parc où la boue les abîmerait. Elle attendait avec impatience Ramoli qui voulait lui montrer son déguisement.

Le soir était vite arrivé et tout le monde se tenait devant la volumineuse grille d’entrée. Les chuchotements cessèrent lorsque le majordome du lézard leur ouvrit. Dans le chuintement des riches parures, tous pénétrèrent dans le nouveau domaine de leur ami. De chaque côté de l’allée menant à l’auguste demeure, les Lueurs clignotaient dans des pots de cristal transparent, leur indiquant la voie à suivre. Les couleurs qu’émettaient ces Lueurs égayaient leur parcours et dévoilaient légèrement les fleurs d’hiver empotées juste derrière. Tout illuminé, le manoir s’offrit à leurs yeux au détour d’un énorme bosquet.
En Maître des lieux accompli, le lézard affichait une mise royale et sa couronne de bon aloi.

Sous un auvent, un orchestre entama une valse et la soirée débuta.

Très bonne Année à tous !

Le conte de Noël de la souris Rose


Le conte de Noël de la souris Rose

La souris Rose avait du mal à dormir ces derniers temps, avec ce qu’elle venait de vivre à Convoitise.

Mais ce soir, elle songeait au cadeau que lui avait fait le lézard du Midi. Il lui avait apporté en avance ses étrennes et l’avait aidée à fixer sur l’arbre les magnifiques étoiles de cristal, ainsi que les améthystes. Les astres s’orientaient obligeamment afin de mieux scintiller et les améthystes, dont le cœur pulsait régulièrement, émettaient des lueurs mouvantes. Les guirlandes d’argent qui cernaient le sapin étaient si fines que leur parure semblait faire partie de l’arbre. Le sourire qui dessinait les lèvres de la souris Rose, s’estompa lorsque son sommeil s’approfondit.
Sur ses genoux, la rose dans son bocal observait sa maîtresse qui venait de s’assoupir. A quoi rêvait-elle ?

Le sourire qui dessinait les lèvres de la souris Rose s’estompa lorsque son sommeil s’approfondit.
Elle se retrouva flottant dans un nuage rose, jusqu’à un jardin merveilleux où poussaient toutes sortes de fleurs odorantes.

De subtils flocons de neige rose se déposaient sans bruit sur le sol de gazon tendre. Des lutins affairés butinaient les cœurs jaunes vifs et déposaient leur trésor sur un tapis de soie pourpre, disposé sur une longue table d’ébène. Les petits êtres vêtus de satin bleu et d’un chapeau blanc, volaient d’une violette à l’autre ou d’un arbuste à un bosquet fleuri. Autour de minuscules pots, des fées s’activaient afin d’harmoniser les arômes de l’onctueux nectar. Puis, lorsqu’un pot était rempli, l’une des fées l’emportait à tire d’aile vers la maison des Charmes, où des mages l’enchanteraient. Le miel magique ainsi obtenu serait convoyé à dos de dragon uniquement, sinon il serait gâté, vers le royaume des fées. La maison des Charmes était un endroit où seul les mages et les sages pouvaient entrer. Pourtant, la souris Rose réussit à s’y faufiler.
Elle découvrit un immense hall d’entrée, au nombre incalculable de portes. Ne sachant laquelle choisir, elle s’engouffra à la suite d’un mage pressé qui ne la remarqua pas. Puis, elle émergea d’un long couloir et se retrouva dans une petite pièce, où des bonbons multicolores en sustentions dans un gros bocal, attirèrent son regard.

Mais ce qui accapara son attention, ce furent les énormes rubis aux lueurs frémissantes, qui tintaient légèrement. Elle s’en approcha discrètement et s’empara d’une dizaine d’entre eux. Ils représenteraient un somptueux présent pour le lézard du Midi qui trouverait sans nul doute le moyen de s’en procurer d’autres. Dans son empressement, elle en fit tomber un qui résonna dans toute la maison. Elle se recroquevilla sous une petite table et attendit. Lorsque le chant du rubis cessa, une cohorte de mages fit irruption dans la salle, où ils constatèrent le larcin. Sans voir la souris Rose, un des mages ramassa le rubis et le replaça sur la soie douce, où il se lova voluptueusement.
– « Il en manque dix ! »
– « Trouvons l’intrus, il n’aura pas eu le temps de s’éloigner. »
– « Je vais chercher le flaire-tout. Commencez à fouiller. »
Sous sa table, la souris n’en menait pas large et frissonnait d’angoisse. Mais ce qu’elle ignorait, c’est que l’on ne la faisait pas à des magiciens et qu’ ils savaient parfaitement où elle se terrait. S’ils permettaient de temps en temps à quelqu’un de chaparder un de leurs trésors, c’était en connaissance de cause. Les précieux objets que rapportaient chez eux les voleurs se vendaient si bien qu’ils viendraient rapidement en réclamer d’autres, alors les mages les leur vendraient au prix fort.C’était une manière comme une autre de se faire un peu de publicité, tout en préservant leurs secrets.
Au bout d’interminables minutes, la souris Rose risqua un œil hors de la pièce et s’enfuit avec son butin. S’en remettant à sa chance insolente, elle rejoignit la porte bleue qui la ramènerait en sécurité à Midland.

En rêve, la souris revit le miroitement des rubis et sourit à nouveau.
La souris Rose entendit un bruit et souleva une paupière. Elle aperçut une ombre rose se faufiler dans sa cheminée. Elle se précipita et vit son feu reprendre joyeusement ses grésillements. Elle regarda alors sous le sapin, de nouveaux paquets occupaient tout un côté de l’arbre.
Sur le toit, le Père-Noël râlait contre la Mère-Noël parce qu’elle avait passé son costume au lave-linge, plutôt que de le laver à la main et il avait déteint. Non mais, si quelqu’un le voyait !
La souris Rose se précipita vers la fenêtre, mais avec la neige qui tombait, impossible de voir quoi que ce soit. Elle reposa sa rose sur le guéridon, puis ferma ses volets. Elle n’avait plus qu’à attendre le lendemain pour la fête.
Le repas était prêt et les odeurs des plats enrobaient l’atmosphère de parfums enivrants. Ses invités arrivèrent enfin et ils purent commencer à festoyer.

Après un repas fort chargé, tous digéraient en attendant minuit et l’ouverture d’un de leurs cadeaux. Paraffine était vautré dans un ample fauteuil près de la cheminée, à proximité le lézard se pelotonnait dans une couverture moelleuse, une tasse de chocolat brûlante serrée dans les mains. La puce suçait son pouce sur l’énorme épaule du colosse, lui même assis sur un épais tas de coussins. Pompelune et son apprenti discutaient de leur prochaine lune sur le canapé rembourré du salon. La souris Rose apporta les cafés sur un joli plateau d’argent, qu’elle posa sur la table basse quand Minuit sonna. Tous se précipitèrent dans une joyeuse bousculade vers les paquets, si bien qu’ils dérangèrent les décorations accrochées au sapin. Les éclats de rire ponctuaient les exclamations enthousiastes à chaque trésor dévoilé. Puis, épuisés par toutes ces émotions, ils se rendirent tranquillement dans les chambres d’amis qu’avait préparé pour eux la souris Rose. Ils allaient pouvoir rêver des présents qu’ils découvriraient au matin.

Le conte de Noël de la souris Rose 4


Le conte de Noël de la souris Rose 4

En rêve, la souris revit le miroitement des rubis et sourit à nouveau.
La souris Rose entendit un bruit et souleva une paupière. Elle aperçut une ombre rose se faufiler dans sa cheminée. Elle se précipita et vit son feu reprendre joyeusement ses grésillements. Elle regarda alors sous le sapin,
de nouveaux paquets occupaient tout un côté de l’arbre.
Sur le toit, le Père-Noël râlait contre la Mère-Noël parce qu’elle avait passé son costume au lave-linge, plutôt que de le laver à la main et il avait déteint. Non mais, si quelqu’un le voyait !

La souris Rose se précipita vers la fenêtre, mais avec la neige qui tombait, impossible de voir quoi que ce soit. Elle reposa sa rose sur le guéridon, puis ferma ses volets. Elle n’avait plus qu’à attendre le lendemain pour la fête.
Le repas était prêt et les odeurs des plats enrobaient l’atmosphère de parfums enivrants. Ses invités arrivèrent enfin et ils purent commencer à festoyer.

Après un repas fort chargé, tous digéraient en attendant minuit et l’ouverture d’un de leurs cadeaux. Paraffine était vautré dans un ample fauteuil près de la cheminée, à proximité le lézard se pelotonnait dans une couverture moelleuse, une tasse de chocolat brûlante serrée dans les mains. La puce suçait son pouce sur l’énorme épaule du colosse, lui même assis sur un épais tas de coussins. Pompelune et son apprenti discutaient de leur prochaine lune sur le canapé rembourré du salon. La souris Rose apporta les cafés sur un joli plateau d’argent, qu’elle posa sur la table basse quand Minuit sonna. Tous se précipitèrent dans une joyeuse bousculade vers les paquets, si bien qu’ils dérangèrent les décorations accrochées au sapin. Les éclats de rire ponctuaient les exclamations enthousiastes à chaque trésor dévoilé. Puis, épuisés par toutes ces émotions, ils se rendirent tranquillement dans les chambres d’amis qu’avait préparé pour eux la souris Rose. Ils allaient pouvoir rêver des présents qu’ils découvriraient au matin.


Le conte de Noël de la souris Rose 3


Le conte de Noël de la souris Rose 3

Elle découvrit un immense hall d’entrée, au nombre incalculable de portes. Ne sachant laquelle choisir, elle s’engouffra à la suite d’un mage pressé qui ne la remarqua pas. Puis, elle émergea d’un long couloir et se retrouva dans une petite pièce, où des bonbons multicolores en sustentions dans un gros bocal, attirèrent son regard.

Mais ce qui accapara son attention, ce furent les énormes rubis aux lueurs frémissantes, qui tintaient légèrement. Elle s’en approcha discrètement et s’empara d’une dizaine d’entre eux. Ils représenteraient un somptueux présent pour le lézard du Midi qui trouverait sans nul doute le moyen de s’en procurer d’autres. Dans son empressement, elle en fit tomber un qui résonna dans toute la maison. Elle se recroquevilla sous une petite table et attendit. Lorsque le chant du rubis cessa, une cohorte de mages fit irruption dans la salle, où ils constatèrent le larcin. Sans voir la souris Rose, un des mages ramassa le rubis et le replaça sur la soie douce, où il se lova voluptueusement.
– « Il en manque dix ! »
– « Trouvons l’intrus, il n’aura pas eu le temps de s’éloigner. »
– « Je vais chercher le flaire-tout. Commencez à fouiller. »

Sous sa table, la souris n’en menait pas large et frissonnait d’angoisse. Mais ce qu’elle ignorait, c’est que l’on ne la faisait pas à des magiciens et qu’ ils savaient parfaitement où elle se terrait. S’ils permettaient de temps en temps à quelqu’un de chaparder un de leurs trésors, c’était en connaissance de cause. Les précieux objets que rapportaient chez eux les voleurs se vendaient si bien qu’ils
viendraient rapidement en réclamer d’autres, alors les mages les leur vendraient au prix fort.C’était une manière comme une autre de se faire un peu de publicité, tout en préservant leurs secrets.

Au bout d’interminables minutes, la souris Rose risqua un œil hors de la pièce et s’enfuit avec son butin. S’en remettant à sa chance insolente, elle rejoignit la porte bleue qui la ramènerait en sécurité à Midland.

Le conte de Noël de la souris Rose 2


Le conte de Noël de la souris Rose 2

Le sourire qui dessinait les lèvres de la souris Rose s’estompa lorsque son sommeil s’approfondit.
Elle se retrouva flottant dans un nuage rose, jusqu’à un jardin merveilleux où poussaient toutes sortes de fleurs odorantes.

De subtils flocons de neige rose se déposaient sans bruit sur le sol de gazon tendre. Des lutins affairés butinaient les cœurs jaunes vifs et déposaient leur trésor sur un tapis de soie pourpre, disposé sur une longue table d’ébène. Les petits êtres vêtus de satin bleu et d’un chapeau blanc, volaient d’une violette à l’autre ou d’un arbuste à un bosquet fleuri. Autour de minuscules pots, des fées s’activaient afin d’harmoniser les arômes de l’onctueux nectar. Puis, lorsqu’un pot était rempli, l’une des fées l’emportait à tire d’aile vers la maison des Charmes, où des mages l’enchanteraient. Le miel magique ainsi obtenu serait convoyé à dos de dragon uniquement, sinon il serait gâté, vers le royaume des fées. La maison des Charmes était un endroit où seul les mages et les sages pouvaient entrer. Pourtant, la souris Rose réussit à s’y faufiler.

L’étiquette du Lézard du Midi 2


J’ai pris un cliché du lézard tandis qu’il ne s’y attendait pas.

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