Facéties saison 5 ( 3 )


Facéties saison 5
épisode 3

Sur une carte de Convoitise que Ramoli a dessinée au cours de ses pérégrinations, Rose lance un sort de recherche, afin de trouver d’éventuelles caches qu’auraient apparemment disséminé les Sages, au temps de de leur prospérité. Mais aucune incantation ne semble fonctionner. La carte demeure muette à sa magie.

souris carte 2015 2

Elle décide donc d’essayer avec les plans du manoir des Sages, qu’elle a volés lors de l’une de ses précédentes excursions nocturnes avec le rat. Le manoir recèle beaucoup de secrets et elle compte bien en découvrir quelques uns. Sur le plan, Rose positionne une de ses fameuses sphères qui d’abord fait plusieurs tours, puis semble s’immobiliser sur une partie des salles de l’étage, comprenant des salons privés et des bureaux.

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Facéties saison 4 ( 17 )


Facéties saison 4
épisode 17

 

… Ensuite, devant leurs yeux ahuris, une sphère commença à émerger du néant. En son centre des arabesques rouge sang s’esquissèrent, puis prirent forme dans un chuintement inquiétant. Une lumière embrasa la sphère à présent parfaitement formée et les caractères ondulèrent en volutes flamboyants à l’intérieur. Instinctivement, Fleur tendit la main et la sphère vint se loger au cœur de sa paume. Douce et tiède au toucher, la sphère ne semblait pas présenter de risque et la souris la mit dans sa poche sans plus de manières. Excitée par cet essai réussi, elle tenta un autre sort au hasard en tournant les pages. Elle posa un doigt sur une formule et ordonna :
– « Celui-ci ! »
Mais rien ne se produisit. Déçues, les deux souris se regardèrent et réfléchirent à un sort qu’elles aimeraient lancer. Au bout d’une intense réflexion, Rose annonça :
– « J’en tiens un ! »

Facéties saison 4 ( 15 )


Facéties saison 4
épisode 15

… La souris Rose peureusement recroquevillée derrière elle, Fleur se dirigea vers une imposante armoire et retira le voile obscur qui la masquait. Les deux amies se trouvèrent alors face à un meuble cendré massif, auréolé d’un liseré d’arabesques turquoises dans lesquelles le regard se perdait en admiration. Fleur s’avança et tourna la jolie clé bleue nuit en fer forgé. L’armoire s’ouvrit sans le moindre grincement. Les étagères étaient pleines de manuscrits et de livres volumineux. Il s’y trouvait également un étage dédié à de mystérieux petits pots en terre cuite. Émerveillées, les deux souris soulevèrent un énorme grimoire à la couverture verte de peau de chèvre tannée. Elles le posèrent par terre et l’ouvrirent sur une page au hasard. Des enluminures encadraient de caractères incompréhensibles. Seraient-elles tombés sur un livre de sorts ?…

Ramoli au pays des ombres sauvages (7)


Ramoli au pays des ombres sauvages
épisode 7

… Lorsque Ramoli tenta de se renseigner sur ce Malotru, les villageois se détournèrent, ou lui lancèrent des regards apeurés. En demandant au réceptionniste de son hôtel, il se rendit compte, à la description de l’aubergiste, que le personnage n’était pas des plus recommandables. Toutefois il obtint une information approximative du secteur où sévissait Malotru. Après le déjeuner, il y emmena ses amis qui ne demandaient rien de mieux qu’un peu d’action. Plus ils descendaient dans les bas quartiers, plus les rues étaient étroites et sales, mais résolus, ils ne tinrent pas compte des odeurs des égouts qui débordaient par endroits. Sur la petite place indiquée par l’aubergiste, ils trouvèrent des individus louches assis autour d’une table de bois massif, sirotant une boisson indéfinissable…

Facéties saison 4 ( 13 )


Facéties saison 4
épisode 13

Ce matin, j’observe la souris Rose tandis qu’elle farfouille dans son sac à dos à la recherche des clés du manoir des Sages. Fleur a estimé plus prudent de s’y risquer en plein jour alors que la magie est moins puissante. On ne peut savoir ce que ces êtres machiavéliques ont laissé derrière eux, ils avaient la fâcheuse réputation de tout ensorceler autour d’eux.
Après avoir vidé la moitié du contenu de son sac, la souris mit enfin la main sur les précieuses clés. Elle les inséra dans la serrure de l’immense portail et la tourna. La grille grinça, puis s’ouvrit toute seule, les laissant pénétrer dans une cour intérieure en friche, mais beaucoup moins effrayante que la nuit.

Ramoli au pays des ombres sauvages


Ramoli au pays des ombres sauvages

épisode 6

… Après avoir asséché quelques pintes, le rat et ses amis ressentaient de la gaité et ne sachant plus pour quelle raison ils s’étaient rendus dans ce lieu de perdition, se retrouvèrent dehors, aimablement escortés par le tavernier. Une fois dehors, ils titubèrent jusqu’à l’auberge où séjournait le rat, où ils ronflèrent une bonne partie de la matinée. C’est Molosse qui les secoua un peu avant midi, parce qu’il avait grand faim.
Une fois rassasié, le redoutable mercenaire demanda à Ramoli ce qui pouvait bien l’avoir amené dans ces contrées reculées et dangereuses. Le rat lui expliqua ce qu’il cherchait. Molosse se frotta la tête et dit qu’il n’avait jamais entendu parler des pierres de Do, mais que s’il voulait des informations sur les choses, il devait s’adresser à Malotru…

Ramoli au pays des ombres sauvages


Ramoli au pays des ombres sauvages

épisode 4

… Escorté par le volumineux Dan, Ramoli retrouva son assurance coutumière. Il osa se risquer dans des quartiers aux sombres ruelles en encorbellement. Très prudemment, il se glissa dans une taverne malodorante dont les fumées sortaient par les moindres fissures, donnant la désagréable impression d’une fin imminente à la bâtisse branlante. Sa cheminée défectueuse crachait les effluves néfastes et grasses des viandes qui cuisaient dans son foyer noir de suif. Ramoli trouva une table où des êtres miséreux se coltinaient un cervoise éventée. Dans ce décor de perdition, Dan emplissait l’espace restreint et les clients se recroquevillèrent d’avantage sur leurs sièges branlants…

Ramoli au pays des ombres sauvages


Ramoli au pays des ombres sauvages

… Comme Ramoli n’avait pas déniché un guide digne de ce nom, et avait chargé la souris Rose de lui envoyer un garde du corps adepte de la survie en milieu hostile. Les marauds qui survivaient ici n’étaient pas des gens aimables et accueillants, le rat s’était donc peut risqué hors de l’hôtel où il séjournait. Seuls les plus forts se réservaient une place de choix et personne n’osait les en déloger. Il faudrait plus d’une milice pour remettre de l’ordre en ville. Ce qui énervait le plus le rat, c’est qu’il n’avait obtenu aucune information utile sur la pierre qui n’était, parait-il, qu’une légende.
Un solide gaillard se présenta à sa porte au matin du cinquième jour de vagabondage du rat. Il se présenta comme étant Dan Stilvon, envoyé par son amie. La souris Rose avait pris soin de lui fournir un document attestant de son identité, ainsi que divers manuscrits nécessaires à ses projets…

Ramoli au pays des ombres sauvages


Ramoli au pays des ombres sauvages

… A son arrivée au port, Ramoli débarqua sur une jetée longue et étroite faite d’une matière semblable à du bois, mais à la texture plus souple. Ses pas s’enfonçaient légèrement et rebondissaient, comme s’il marchait sur du caoutchouc, sans doute un effet de la proximité de l’abîme. Les textes affirmaient que le bout de l’univers se heurtait à des forces inconnues et non mesurables, d’où les effets pervers sur les structures tangibles. Même les bâtiments semblaient instables. Heureusement, que l’île était épargnée par les vents forts et les tempêtes.
C’est d’un pas mal assuré que le rat se rendit à son hôtel, enfin si l’on peut nommer ainsi ce lieu de perdition. Les néons renvoyaient une lumière fantomatique et floue sur cette avenue déserte qu’aucun voyageur n’osait emprunter, où deux ou trois quidams se croisaient sans se regarder. L’atmosphère respirable ne transportait aucune odeur, ce qui troubla les sens aiguisés de Ramoli. Pourtant, il commençait déjà à calculer le potentiel touristique de cet endroit propre à attirer les aventuriers les plus expérimentés. Il faudrait qu’il amène la souris Rose, afin qu’elle redessine le cadre du taudis qui servait d’hôtel à la ville. Mais d’abord, il fallait découvrir si l’endroit était réhabilitable et suffisamment sûr pour des vacanciers en mal d’exotisme. Et puis surtout il devait trouver ces fameuses pierres de Do…

Les mystères de La Combe


Les mystères de La Combe

 

Ce matin, je vais vous plonger dans un univers que je trouve fort étrange.
Dans un petit hameau coincé entre deux montagnes, que l’on nomme La Combe, des neiges précoces chargent en trombes incessantes.
Ce bourg est accueillant l’été, mais l’hiver glacial et très peu d’habitants y demeurent à l’année. Juché à une altitude élevée, La Combe conserve un secret enfoui au fond de sa mémoire de pierre.
Autrefois isolé, il est désormais accessible par voie aérienne et un héliport flambant neuf l’équipe, pour le bonheur de ses habitants qui se refusent à le déserter, le froid venu.

montagne 1

Toutefois, lors des monstrueuses tempêtes qui règnent en maîtresses absolues à ces hauteurs, La Combe retrouve son isolement tenace. Il avait été en effet prévu de creuser une route jusqu’au hameau, mais l’idée fut très vite abandonnée, à cause de circonstances mystérieuses qui retardèrent tant le projet que le le coût des travaux devint vite exorbitant. Mais ne nous attardons pas sur ces détails, les jours raccourcissent et j’ai décidé de passer la période hivernale au bourg silencieux. J’espère ainsi découvrir quelques uns des secrets que renferme La Combe.

Je déambule dans les rues escarpées du bourg encore endormi. L’air glacial m’englobe comme une chape de plomb. Tout semble statique sous cette brume étouffante. Je cherche à découvrir un passage vers le mystère de ce hameau, qui demeure inaccessible malgré mes investigations.

ruelle 2
Puis un passage presque invisible s’ouvre soudain à moi. Dévoilé par un souffle léger, ce boyau étroit m’entraîne sur des pavés durs et verglacés. J’ai l’impression de marcher depuis des lustres et je ne sens plus le bout de mes doigts. Je les enfourne dans mes poches et continue ma progression. Plus j’avance, plus les ténèbres profondes m’avalent, au point que je ne parviens plus à détecter mes pieds givrés et je finis par perdre la notion du temps.
Je marche longuement, jusqu’au moment où je n’arrive plus à sentir la présence du mur humide sur ma gauche. Malgré mes doigts glacés, je réussis à allumer maladroitement mon vieux briquet. L’étincelle qui surgit brutalement du néant se répercute sur les parois d’une sorte de grotte aux formes irrégulières. D’après mes calculs, je dois avoir atteint le cœur de La Combe.

Je m’accroche à des lambeaux de réalité qui s’échappent malgré tous mes efforts pour les retenir. J’ai beau essayer de trouver un sens à ce qui m’entoure, rien n’est cohérent. Je flotte au centre d’une pièce informe, des sortes de meubles et d’ustensiles indéfinissables se percutent autour de moi comme des satellites autour d’une planète. Ma raison vacille, mais j’esquive les objets qui cherchent mon contact.
Puis mon briquet crache une dernière fois avant de me lâcher définitivement.
Je hurle de terreur !
Je suis seule dans le noir.
Dans la folie qui m’englobe, j’ouvre les yeux malgré moi sur l’endroit où je vais bien pouvoir me poser.
Et, là…
La panique qui m’avait submergée disparait, remplacée par un émerveillement profond. Loin de chercher à m’écraser, les accessoires qui m’entourent m’offrent un spectacle enchanteur. Partout des lueurs minuscules brodent un tissu polychrome arachnéen, où chaque goutte de lumière est une étoile qui brille de mille éclats. Les parois ne sont pas en reste, des cristaux de glace renvoient le tout en miroir, tels des joyaux exposés pour mon seul plaisir.

clé 2

Au moment où je me demande comment me sortir de là, j’atterris en douceur sur un soyeux lit de feuilles mortes. Mes pas me portent jusqu’à une estrade, où sur une table de givre, se trouve un coffret ouvert. J’avance la main et effleure le tissu velouté sur lequel repose une clé d’argent. Je prends la clé et la glisse dans ma poche comme une voleuse.
Aussitôt que j’eus touché la clé, un étourdissement m’emporta et je perdis connaissance.

Dans mon lit, je m’éveillai, perdue, ne sachant plus où je me trouvais. Je repris vite mes esprits et regardai autour de moi, mon appartement parisien, ma valise faite, mon passeport en règle sur la table et mon billet de train sortit de mon sac à main. Je n’étais pas partie en fin de compte, j’avais rêvé tout ça, La Combe et les passages mystérieux, les gens étranges de ce petit bourg perdu… Pourtant, cela semblait si réel.

Engourdie, je me levai, je portais mon pyjama rayé rose et blanc. Un renflement dans ma poche m’indiqua que j’y avais oublié un objet.

clé poche 2
J’en sortis une clé toute simple en fer nu. Je ne me rappelais pas posséder une telle clé, mais mes préoccupations du moment étaient autres. Je posai la clé sur la table et ouvris mon sac, un prospectus en glissa au sol que je ramassai. Il s’agissait d’un prospectus vantant les paysages et les mystères de La Combe. Je me souvins d’avoir pris ce papier au comptoir de l’hôtel de La Combe. Je n’avais pourtant apparemment pas bougé de mon lit.

J’examinai de plus près le prospectus et y trouvai un encart mentionnant la clé des songes. Ni une, ni deux, j’interrogeai internet sur ce phénomène. Peu de pages concernaient La Combe, mais j’en ouvris une qui me renseigna. Y était inscrite la manière d’utiliser une clé des songes. Je suivis les indications à l’aide de la clé de fer trouvée dans ma poche. Je me dirigeai vers la porte de ma chambre que je fermai à double tour, puis j’utilisai la mystérieuse clé, tournai et me retrouvai tout à coup dans ma chambre d’hôtel de La Combe. Satisfaite, je descendis à la salle à manger et commandai un petit déjeuner complet.

Mes aventures allaient pouvoir commencer.

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